Le péril de la pêche en mer
Par touline le samedi 19 avril 2008, 09:54 - Journal de bord économique - Lien permanent
La France métropolitaine dispose d’un littoral de 5500 km. Avec 63 ports de pêche, la filière pêche - du navire au consommateur - est un secteur important tant au plan économique qu’en terme d’aménagement du territoire. Elle se caractérise par sa grande diversité portant à la fois sur les moyens de production, les métiers, les zones de pêche et les marchés.
En terme d’emploi, la pêche française compte 20 500 marins embarqués sur les 5 232 navires français (259 de plus de 24 m). La petite pêche, la conchyliculture et la pisciculture emploient 21 300 personnes, le mareyage et la transformation 18 500.
Près de la moitié de l’activité nationale de la pêche se fait en Bretagne. Qu’elle soit côtière, artisanale ou industrielle, tous les types sont pratiqués dans la région et cette filière est source d’emploi non seulement pour environ 9 000 marins, mais aussi pour un ensemble de secteurs connexes. A l’activité de pêche proprement dite s’ajoutent la conchyliculture et l’aquaculture pour lesquelles la Bretagne se place également aux premiers plans en France.
Une production marine d’une telle importance n’est pas sans impact sur l’environnement et en premier lieu sur la ressource dont la gestion implique chercheurs et pêcheurs.
La pêche française souffre, la ressource est en péril : Thalassa, hier soir, enquêtait « sur une catastrophe programmée. Aurons-nous demain une mer sans poisson ? »
Sources :
Les chiffres clés de la filière pêche et aquaculture en France – Edition 2008 par l’Ofimer (Office national Interprofessionnel des produits de la mer et de l’aquaculture)
CNPMEM (Comité National des pêches maritimes et élevages marins)
Bretagne Environnement
Bretagne.com

Commentaires
Tout cela est bien inquiétant en effet ; notre environnement est en danger !
... Alors que nous parlons de plus en plus de développement durable, nos ressources sont effectivement en danger... Tu parles effectivement de ce qui se passe en France, sans compter de ce qui se passe à l'étranger... Voir à ce propos le film de Rob Steward "Le seigneur des mers" qui dénonce la situation préoccupante des requins, indispensables à l'équilibre de la chaîne alimentaire marine, et qui sont pourtant menacés d'extermination en raison du trafic d'ailerons...
Merci Touline de nous soumettre un grand sujet de réflexion : que sommes-nous en train de faire de notre planète ?
Des éléments de réflexion :
http://www.les-seigneurs-de-la-mer....
Bonjour,
oui, beau sujet de réflexion.Je connais des pêcheurs, c'est de moins en moins facile pour eux.
Coucou tout le monde
Et oui Touline et Sylve : qu’elle Planète allons-nous laisser aux générations futures ?
A ce genre de questions, mon Professeur d’éducation civique et environnementale (il y a près de 33 ans de cela) répondait qu’il ne connaissait pas les armes qui seront utilisées lors de la 3e Guerre Mondiale mais connaissait celles de la 4e GM : des massues. C’est dire que l’Homme abîme tout ce qu’il construit et n’en a que peu conscience.
La pénibilité du travail des pêcheurs, le danger qu’il représente à chaque sortie en mer mais aussi et surtout la solidarité de ces hommes nous donnent une belle leçon de vie.
Quant à « La ressource est en péril » : ce soir, un documentaire va traiter d’un évènement ayant eu lieu en 1945, à savoir une cargaison de 60 tonnes de Mercure transportée par un sous-marin allemand qui a été torpillé. Que sont devenues les 60 tonnes de Mercure (métal lourd hautement toxique) ? Elles se sont déversées dans la mer du Nord.
Sachant que le Mercure est néfaste pour l’environnement et l’écosystème aquatique parce qu’il s’accumule dans les organismes et perturbe ainsi toute la chaîne alimentaire y compris l’homme … mais perturbe aussi la reproduction des poissons, mammifères, etc. Ca fait peur…
Bisou et pensons à tous ceux dont le métier nous permet de nous nourrir.
C'est vrai que c'est un beau métier, dur et donc solidaire, nécessaire mais qui tend à disparaître pour cause de surexploitation de la ressource d'une part et de pollution de l'environnement marin d'autre part.
En même temps, en Bretagne ne nombreuses actions sont en cours autour de ces questions; du côté de Brest, nous avons des organismes "de pointe" sur les questions environementales (recherche, protection, sensibilisation, aspects juridiques). Ne serait-ce que Oceanopolis et le Cedre par exemple dans deux styles différents.
L'approche est complexe (se souvenir par exemple des longues polémiques autour du Parc marin). il y aurait tellement de choses à dire...
Merci Touline de nous sensibilser à tout ceci.
(et, au passage, belle couleur parme nouvelle sur ton blog)
C'est terrifiant ! Et cela soulève de nombreuses questions.
Merci pour cette pertinente réflexion et état des lieux qui sensibilise.